Se connecter

SNP

Société Nautique du Perreux, Club d'Aviron depuis 1903

Témoignages

Pour toute l'association

Témoignages

    

Voir aussi le diaporama en bas de page "Vidéos associées"

La descente du Douro
Octobre 2018 - 150 km
par Dany Kholer

Voilà un endroit juste magique pour l’aviron … 5 jours et 150 km, de Foz Coa à Porto mais surtout 5 jours de pur plaisir,  au milieu de paysages de collines et de montagnes, de villages, de vignes et d’oliviers …

En Octobre dernier, 13 rameurs de la SNP et 1 rameur du club de Vienne prenaient l’avion direction Porto ….Nous pensions retrouver la douceur de l’été indien… C’est Leslie et ses tourbillons de tempête tropicale qui nous ont accueilli … Il en faut néanmoins davantage  pour décourager des rameurs de la SNP ! Après une rapide incursion dans les rues de Porto, nous avons rejoint la gare Campanha et le président du club Infante D Henrique , Paulo Almeida,  grâce a qui et avec qui cette randonnée SNP  a été conçue et organisée. Un trajet de plus de 3 heures dans un petit train pittoresque, le long du Douro, nous a permis de rejoindre notre point de départ, Vila Nova de Foz Coa. Quelle surprise de découvrir, au milieu de nulle part et au fin fond de l’Alto Douro, un centre d’entrainement d’aviron ultra moderne, le Centro de Alto Rendimento, visiblement prévu pour héberger les sportifs de haut niveau (que nous sommes!).  Nous y avons retrouvé Albino et Fernando, nos accompagnateurs locaux, ainsi que remorque et bateaux et y avons passé notre première nuit. 

Les 5 jours suivants nous ont emmené progressivement du Haut Douro, sauvage, sec et aride vers des paysages de plus en plus verts, habités et baignés de soleil (heureusement Leslie n’a pas trainé et ne nous aura pas embêté bien longtemps !). Le Douro est un paysage aux pentes abruptes, certaines parties du fleuve évoluent entre d’impressionnantes formations rocheuses de schistes ou de granite et la navigation a été rendue possible et sécurisée grâce à une succession de barrages et d’écluses. Ce n’est pas sans raison que cette région a été inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO ; elle le mérite bien.  
Nous avons ainsi enchainé 5 superbes étapes d’aviron et 4 écluses particulièrement impressionnantes (plus de 40 m de dénivelé pour la plus grande):

  • de Vila Nova à Ferradosa : 33 km
  • de Ferradosa à Pinhao : 25 km
  • de Pinhao à Rede : 32 km
  • de Rede à Alpendurada : 40 km
  • de Gondomar à l’embouchure du Douro et retour : 18km 

Le tout ayant été agrémenté de visites touristiques, dégustations diverses (on recommande le Porto, les vins, les pasteis de nata et autres douceurs mais on déconseille les Franceshinas !), quelques baignades, un anniversaire et d’une bonne dose de convivialité.

Un grand merci au club naval Infante D. Henrique qui nous a accueilli en fin de randonnée (leurs  infrastructures nous ont laissé sans voix !), en particulier  Paulo, Fernando et Albino, grâce à qui cette expérience a été possible mais surtout pleinement réussie. On repart avec de merveilleux souvenirs mais aussi de nouvelles et précieuses amitiés : amis Portugais, préparez-vous à nous revoir !
 

    

Boucle du Virdoule
10 novembre 2018 - 45 km
par Hélène Millet

Encore une randonnée dans le Sud (près du Grau du Roi, soit pour les fâchés de la géographie, à deux pas de Nîmes) qui était prévue sous la pluie. La météo, ma bonne dame, ce n'est plus ce que c'était. Bref, on n'a pas eu une goutte et même quelques bons rayons de soleil ! Pas trop une surprise pour nous, c'est la troisième fois (et sans doute pas la dernière) que nous fréquentons le Canal du Rhône à Sète et les abords historiques d'Aigues Mortes.

La randonnée se fait traditionnellement en deux matinées, une en yolette sur le canal et l'autre en yole de mer autour de Port Camargue. Des repas sont offerts à l'issue de la rame et une soirée est organisée en plus le samedi soir par le Club.

Cette fois-ci les orages de la veille, très violents, ont conduit le préfét à interdire la circulation sur une partie du Canal en raison des branchages. Le parcours a été un peu revu mais on a quand même bien ramé, avec certains venus parfois de loin (deux équipages venaient des Pays Bas). Le courant dans le port du Grau, que la randonnée traverse, peut être traitre et conduit généralement à une petite cacophonie des bateaux incluant les bateaux moteurs et autres péniches ayant la mauvaise idée de se trouver là...

Sinon la randonnée sur le Canal est assez tranquille, une piste cyclable longe une partie du parcours. Le moment clé est évidemment l'approche d'Aigues Mortes, les remparts surtout, les tours qui ont vu partir Saint Louis en croisade, et aussi les montagnes de sel, les péniches d'habitation... A Aigues Mortes, petite pause organisée par le club qui raffine chaque année sa façon de ravitailler les bateaux, à coup de rosé et de pâté en croute... le système se perfectionne... Le Club se rejoint facilement, et après un bon nettoyage du matériel, on peut aller déjeuner.

Et on remet ça le lendemain, sur la mer, avec un parcours sans surprise, conditionné à la météo évidemment, et qui peut être une bonne occasion pour une initiation à la yole.

Note spéciale sur la randonnée : si l'organisation (toujours très sympathique) peut paraitre parfois un peu brouillonne, il ne faut pas se fier aux apparences : la randonnée se passe au mieux, et l'équipe se sublime dans la mise en place des repas, qui sont toujours une magnifique découverte gastronomique des spécialités du coin : papennade maison, gardianne de taureau (parfois) ou graulenne de poulpe (cette année), et bien sûr fougasse d'Aigues Mortes à la fleur d'Oranger...

     

Traversée de Paris et des Hauts de Seine
16 septembre 2018 - 28 km
par Dany Kholer

Le 16 septembre dernier avait lieu la 33eme édition de la Traversée de Paris et des Hauts de Seine. Plus de 200 embarcations venues de France, d’Europe et d’Amérique du Nord se sont retrouvées au club de l’ACBB sur l’ile Monsieur à Sèvres : des yolettes mais également des embarcations plus originales telles que le Stämpfli express (un 24 de 41 m de long !) ou le double de mer "Au Large" qui partira en fin d’année pour la Traversée de l’Atlantique.

La Traversée de Paris, ça se mérite : un peu d’entrainement, de la préparation, quelques opérations de démontage-remontage de bateaux (un grand merci à Antoine, grâce à qui, cette année encore, les bateaux SNP ont pu être convoyés jusqu’à Sèvres), et un réveil bien matinal pour être prêts, avant le lever du jour, sur la ligne de départ et sous les feux de Bengale…. Mais quel plaisir de parcourir ces 28 km et de voir le soleil se lever sur les monuments et ponts de la plus belle capitale du monde : la Seine musicale, la Tour Eiffel, les Invalides, le musée d’Orsay, l’Ile de la Cité, Notre Dame, l’Ile St Louis, l’Hôtel de Ville, le Louvre, les Tuileries…On s’émerveille, Paris soudain vous appartient !

Quatre équipages SNP ont pris le départ cette année ; pour nombre d’entre nous c’était une première découverte de la randonnée et de la longue distance. Expérience concluante, c’est certain on recommencera !

L'évènement de cette 33eédition aura été la venue du Stämpfli Express, un bateau de 41m de long, 24 rameurs et un barreur. C'est le plus long bateau d'aviron au monde. Il est composé de 6 sections assemblées directement sur l'eau et il lui faut au minimum 50 m pour faire demi-tour. Melchior Bürgin, l'homme qui est à l'origine de sa construction en 2001, a représenté la Suisse aux Jeux Olympiques de 1964, 1968 et 1972. Il dirige aujourd'hui la société Stämpfli.
Ce bateau a été loué en 2003 par la SNP pour les fêtes du centenaire (imaginez les difficultés pour faire demi-tour au regard de la largeur de la Marne !). Il y a un an, Stämpfli a construit deux 16 ce qui permet d’organiser des matchs. Le 1er match avec des 16 a eu lieu en novembre 2017 entre l’université de Zurich et l’école polytechnique fédérale de Zurich.

 

    

Rand'eau ancilevienne
14 octobre 2018 - 28 km
par Hélène Millet

Laurence, l'organisatrice, a bien voulu partager quelques secrets : l'ancilevienne, c'est 27 Clubs, 250 rameurs, 40 bénévoles, et les 8 personnes du comité !
Et pour se restaurer 65 kg de tartiflette, de multiples fromages artisanaux, des gâteaux maison exclusivement, sans oublier les 6 bouteilles de Génépi, 50 litres de Framboisine, et 20 litres de vin blanc ! Bref, le support est là, avec tout ce qu'il faut de convivialité.

La randonnée consiste en un tour du lac d'Annecy, soit 28 km de rame, des paysages (superbes, avec les couleurs de l'automne sur les montagnes), la possibilité de se baigner pour les plus courageux (avant ou/et après), et la descente des alpages la veille, qui permet un week-end entier bien festif ! Allez l'année prochaine, on monte plusieurs équipages de la SNP ;-)

Le lac d'Annecy et un des plus purs d’Europe, entouré des montages des massifs des Aravis dont le point culminant est la Tournette à 2352 m. Outre les curiosités naturelles, de nombreux monuments sont à voir tout au long du parcours, les châteaux d’Annecy de Duingt et de Menthon, des palaces et des villas pittoresques.

 

     

Randonnée Les iles du Lérins
7 octobre 2018 - 25 km
par Hélène Millet

Petite randonnée  (une dizaine de bateaux) avec un départ de la plage prestigieuse du Bijou !
La météo démentait tout ce qu'un bon perreuxien basique peut penser en automne : il faisait superbe au Perreux et le site de météo France annonçait orage (voire grêle) et mistral contre nous à Cannes le dimanche de la randonnée. Un peu refroidis ? Bah, c'est mal nous connaitre. A 7h45, le dimanche matin, nous étions tous les quatre prêts à en découdre avec le ciel (et la mer). Les organisateurs ont été un peu moins courageux que nous, ils nous ont fait partir avec 30 minutes d'avance et ont légèrement écourté le trajet  (plutôt 18 km que les 25 prévus) : Ile Sainte Marguerite (Fort du "masque de fer") et puis direct Mandelieu par la côte. Sous la pluie battante qui a très rapidement démarré, on s'amusait bien des "dix coups forts", puis quinze, etc. de notre nage... pas question de refroidir ! La douche, on l'avait déjà prise quand on est arrivés :-) Bon point pour les organisateurs très serviables et leur paëlla géante ! Sûr que l'année prochaine il fera beau !
 

  

Randonnée du Chasselas
22 & 23 septembre 2018 - 48 km
par Maryvonne Biet

Nous étions 5 rameurs de la SNP pour cette belle randonnée de 2 jours et 48 km sur le Tarn et la Garonne. Nous avons profité du bel ensoleillement de cette région et du raisin réputé de Moissac. Nous avons eu d'abord une journée de randonnée le samedi avec piquenique puis une randonnée la matinée du dimanche suivi d'un repas en plein air sur les bords du Tarn. L'accueil est très chaleureux et la soirée du samedi soir dans un gîte entouré de vergers fut endiablée ! Nous avons pu visiter le magnifique cloître et nous balader dans la ville. Nous vous la conseillons pour l'année prochaine

Moissac, grand site de Midi-Pyrénées, est riche de mille ans d’histoire. Son cloître roman et le tympan de son abbatiale Saint-Pierre classé au Patrimoine Mondial de L’UNESCO. Cette randonnée est l’occasion de découvrir et déguster un autre fleuron de Moissac  : le Chasselas, raisin de table, premier fruit à obtenir une AOC et les melons PHILIBON mûris sur les coteaux entourant Moissac.

 

  

Ram Jazz et Côte Rôtie (pays viennois)
Juillet 2018
par Dany Kohler

Première édition test pour la rando Jazz à Vienne le 7 Juillet dernier. Une randonnée sportive (36 km d'une traite) sous un soleil généreux et chaud mais récompensée par quelques bonnes dégustations ! Le club de Vienne s'était largement mobilisé pour un accueil sans faille et dans la bonne humeur ; nous ne savions pas en nous inscrivant que nous avions opté pour le forfait '"rincesses" !
Et pour rajouter de l'intérêt au déplacement, les concerts du festival "Jazz à Vienne" ne sont qu'à quelques encablures. 
Bref une rando sport-œnologie-musique tout à fait complète et à faire absolument !

Prévoyez d'y aller en voiture car, à moins de ne pas aimer le vin,  on n'en revient pas les mains vides ;-)
Plus d'infos sur cette rando

 

  

Randonnée des Nénuphars
Mai 2018
par Hélène Millet

Voilà une belle rando qui permet de découvrir un peu le Nord, la belle ville de St Omer, et les légendaires cornets de frites sauce à-ce-que-vous-aimez-le-mieux !
Cette année nous n'étions pas très nombreux de la SNP (2...) mais l'endroit mérite clairement que l’on soit bien plus! Superbe, avec un temps magnifique, plein de ponts, de nénuphars et d'oiseaux.
Pour une fois une rando où les barreurs sont à l'honneur : avec les méandres du marais et l'étroitesse des ponts, leur talent est très sollicité, une bonne occasion pour réviser vos manœuvres en douceur.
Le tout dans une ambiance bien conviviale... on a pris une option pour l'année prochaine, un conseil, faites pareil ! Il faut en effet faire vite, la randonnée est très courue et les inscriptions sont déjà nombreuses dès septembre (d'après l'organisatrice).
 

 

  

Randonnée Reimps Champagne
Avril 2018
par Dany Kohler

Les 7 et 8 avril dernier a eu lieu la deuxième randonnée de Champagne organisée par les Régates Rémoises.
15 loisirs de la SNP y ont participé dont une représentation significative de nouveaux rameurs de l’année, pour qui ces journées ont constitué un baptême "randonnée".
26 km sur le canal de la Marne à l’Aisne, par une météo quasi estivale et avec, à l’arrivée, un accueil très chaleureux au son de la fanfare de la fac de médecine de Reims !
Certes cette randonnée ne compte pas parmi les plus spectaculaires que nous ayons pu faire mais elle permet de découvrir ou redécouvrir les produits et atouts culturels de Reims et de passer un très bon moment entre rameurs, dans un endroit que l’on rejoint facilement et normalement rapidement depuis Paris.

 

 

Traversée de Paris
Septembre 2017
par Stéphane Poussy

D’habitude, le samedi après-midi, c’est l'heure de faire mes courses et de gérer l’intendance de ma semaine à venir. Mais aujourd’hui, je suis perdu dans les méandres des multiples bretelles d’accès des routes du pont de Sèvres, car ce satané GPS parle une langue en dehors de ma logique. Nous arrivons enfin dans un deuxième parking pour nous garer sur la dernière place disponible après avoir été refoulé du précédent.

C’est la fourmilière qui commence sur l’île Monsieur, comme chacun qui a fréquenté une course ou une randonnée avec beaucoup de participants. Le ballet des remorques et des montages de bateaux a quelque chose d’esthétique et de frénétique à la fois. Surtout pour nous lorsque les participants suisses à qui la SNP a loué une yolette commencent à préparer leur bateau. Un escogriffe helvète germanophone chantant un yolololutou commence à grimper dans la yolette pour faciliter le vissage du portant. Un des tréteaux cède sous les aigus de la chansonnette faisant choir notre 410 sur l’herbe grasse, heureusement sans dégât.

Dimanche cinq heures du mat' j’ai des frissons et je monte le son, à la passerelle nous nous retrouvons. A 6h45 nous sommes sur l’eau. Dans la nuit, le pont de Sèvres sert de ligne de départ ou plutôt de cage pour retenir les 200 squales rentrant progressivement dans la Seine. Chacun joue des coudes pour se rapprocher du pont et les jambons bayonnais ne sont pas les derniers pour se faufiler et gratter quelques places.

Dans l’attente frigorifique du départ, les commentaires sur notre yolette, un prototype qui sort de l’usine, fusent. Celui qui nous réchauffe le plus vient de notre voisin de droite qui nous reproche de ne pas respecter l’article 218 alinéa 15b du règlement de la fédération avec notre profilage et nos pelles H toutes neuves. Heureusement que notre nage a un certain bagage juridique, cela nous rassure un peu …

Il est enfin 7h15 et les fauves sont lâchés ; 200 bateaux en grappe à l’assaut de la tour Eiffel. Il y a quelques beaux poulets d’universités allemandes et américaines qui partent en tête que nous ne reverrons plus. A la barre, un artiste est nécessaire pour arriver à doubler les concurrents qui s’agglutinent vers le pont Renault puis celui de Billancourt et d’Issy. Heureusement que je suis de dos pour ne pas voir le massacre.

Au bout d’un certain temps la flotte devient éparse et les choses se calment. Pas la Seine qui est plus proche des vagues de Honolulu que de notre douce Marne. D’ailleurs, au coude à coude avec la seconde yolette perreuxienne, nous subissons un tsunami qui rafraichit tout le monde. Bilan : un téléphone HS, une clef électronique de voiture à l’agonie et ne parlons pas de la Yolanou qui semble avoir embarqué un deuxième barreur liquide. C’est surement pour cela que nous ne les reverrons plus de la promenade. Nous arrivons sur Paris par le quinzième arrondissement, mais du bateau, la véritable entrée se fait par le passage de la statue de la Liberté qui nous accueille sous le pont de Grenelle comme les immigrants allant sur Staten Island. D’ailleurs nous doublons un bateau avec le drapeau irlandais, il semble qu’ils payent la visite de Paris by night arrosée d’une bonne bière. Il reste encore 21 km qui vont sûrement leur sembler long.

Puis défilent des monuments au rythme de notre avancé sur la seine :
• Tour Eiffel
• Dôme de l’église orthodoxe
• Assemblée Nationale
• Musée d’Orsay
• Notre Dame de Paris
Nous traversons les ponts les uns après les autres, le soleil se lève dans notre dos et le barreur s’exclame sur la beauté de la vue. C’est une très belle randonnée, mais contrairement aux bateaux mouches stationnant le long des quais, nous n’avons pas de moteur et il faut continuer de ramer tout en admirant la lumière du soleil levant sur les vieilles pierres de la ville.

Malgré la fermeture de la navigation, nous croisons deux péniches qui nous font voyager vers Hossegor et Uluwatu et le bateau se met à surfer sur les vagues. Grand respect aux clubs qui rament sur la Seine car ce n’est pas vraiment une sinécure de naviguer sur ce fleuve.

Nous effectuons notre demi-tour au bout de l’ile Saint-Louis et passage de relais au poste de barreur un peu plus loin. Nous aimerions remplacer le barreur par un gondolier pour pouvoir profiter du paysage avec une coupe de champagne et le son des violons, mais les jambons de Bayonne ont profité de notre arrêt pour nous passer devant, pas le temps de faire pipi. Notre nage tyrannique a horreur de se faire doubler et comme un taureau devant aller à l’arène, elle prend la mouche et met le mode Warrior en marche. Les Jambons vont se faire manger. Nous allons prendre un rythme plus soutenu pendant les 13 km qu’il nous reste à faire avant l’arrivée. La randonnée se poursuit au coude à coude avec deux bateaux sur plusieurs kilomètres, mais c’est le moment de quitter leur compagnie. C’est dans la fatigue que le geste se dégrade le plus et nous en profitons pour nous concentrer sur notre gestuelle pour rester efficace et les distancer.

Le pont de Sèvres arrive enfin, à ce rythme les kilomètres brûlent un peu les cuisses et après 2h30 nous sommes au ponton. J’ai du mal à passer de pied-planchette à pied-ponton, mon quadriceps refuse de me soulever. Nous démontons rapidement la yolette lite boat, un de ses avantages, pour la mettre sur la remorque. C’est à ce moment-là que nous nous apercevons qu’Antoine et Philippe « deal » du skiff sur le parking à remorques. Nous repartirons avec plus de bateaux qu’à l’aller. C’est enfin le repos des guerriers bien mérité. Après un apéro d’équipage pas très diététique, nous dégustons la paëlla de l’organisation et pouvons admirer les très beaux locaux de l’ACBB et du CN Sèvres.

Une belle randonnée à faire un jour, chacun à son rythme.

 

 
de Bréhat à Lézardrieux
Juin 2017
par Christine Grigoresco

Degemer mat e Breizh !
Dépaysement garanti avec cette magnifique randonnée qui allie un parcours sur rivière, dans l'estuaire et en mer. Le premier jour, après avoir embarqué pieds dans l'eau et sous un soleil éclatant (qui a dit qu'il pleuvait tout le temps en Bretagne ?!), nous descendons la rivière du Trieux en passant sous le pont de Lézardrieux (pont suspendu à haubans classé) puis nous suivons le chenal du Ferlas entre l’archipel Bréhatin et la pointe de l’Arcouest, Après environ 2h de navigation, nous accostons pour un pique-nique et une découverte pédestre de ce joyaux qu'est l’île de Bréhat, la bien nommée « l'ile aux fleurs ».
Le lendemain, nous remontons cette fois le Trieux à travers une zone classée Natura 2000. Arrivée à la hauteur de la maison Seznec, devenue maison du littoral, nous croisons le petit, mais néanmoins authentique, train vapeur du Trieux qui nous gratifiera de ses fameux coups de sifflet ! La remontée s'achève au pied du château de la Roche Jagu dont le parc est reconnu jardin remarquable. On ne pourrait mieux le qualifier ! Le château accueille actuellement une superbe exposition dédiée à la nuit.
Oserai-je vous parler du retour sous une pluie battante ? C'est sans doute tout à fait exceptionnel dans cette région :-)

*Bienvenue en Bretagne

 

 

Les Nénuphars
Mai 2017
par Dany Kohler

Connaissez-vous le marais audomarois ? A moins d’être originaire de la région, il est peu probable que vos congés ou sorties de week-end vous y conduisent spontanément. Et pourtant, il gagnerait à être connu.
Dimanche 14 Mai, réveil à 4h30 du matin pour 5 rameurs de la SNP et une accompagnante. Les prévisions météo n'étant pas engageantes, quoique fluctuantes, il faut donc se faire un peu violence pour prendre la route direction… le Nôôrd ! Calais et son port, ou le Touquet et ses résidences secondaires ? Nous, ce sera Saint Omer et la randonnée des Nénuphars dans le marais audomarois !
Et c'est parti pour 22 km sous un ciel bleu et un soleil à faire mentir tous les à priori sur le pays ch’ti, le tout dans un site classé réserve de Biosphère par l’Unesco. Attention, barreur confirmé indispensable, les virages sont serrés et les canaux souvent étroits. Super ambiance et très bonne organisation. Après la randonnée, une visite de Saint Omer s’impose. Très belle ville ancienne, avec sa basilique, son carillon et la Motte castrale récemment rénovée et ouverte au public. Cette sortie peut se faire sur une seule journée mais si vous souhaitez flâner davantage et faire plus de tourisme, le week-end complet est préférable.